10e cours : roller coaster

Publié le par vero-vole

Ce matin, 11h, je ne suis pas très emballée, surtout après le cours d’hier dont je ne suis pas très contente.

Et puis, il y a ces gros nuages et ce vent qui change de sens tout le temps. Pour la première fois je traîne les pieds, en me disant que de toutes façons, Pierre va me faire un cours dans la salle de classe. Mais ce n’est pas de l’avis de mon instructeur. A peine de temps d’esquisser une grimace qu’il m’envoie faire la pré-vol, en m’annonçant l’objectif du jour « faire 5 décollages ».

Pfiou, avec ce vent, çà va être du coton encore une fois. Mais surtout, faire 5 décollages veut dire faire 5 atterrissages en unroller-coaster.JPG laps de temps très court. Donc pas le temps de faire un tour de piste en bonne et due forme, on le fait court, très court.

A la première descente, je tique un peu: entre le vent et la vitesse j’ai l’impression de me trouver sur la pente d’une montagne russe, moi qui n’y vais jamais (vertige oblige). Mais Pierre quant à lui a l’air de bien s’éclater. Alors peut-être que je peux moi aussi trouver çà éclatant, surtout que je ne risque rien, j’ai vraiment confiance. Il n’empêche que je ne suis pas sûre que je ferai roller coaster quand je serai seule aux commandes, surtout avec autant de vent.

Les 5 décollages, je les fais malgré mon appréhension, et le vent, dont a m’a encore changé le sens (il vient de l’Est, on doit prendre la piste 9, une découverte pour moi, je ne sais même pas pour où y aller). Pour le premier décollage, j’ai de nouveau l’autorisation de ne pas bouger la barre de contrôle et de la laisser poussée dès le début. Ca décolle sans problème, mais çà bouge beaucoup en haut. Puis petite descente vertigineuse.

Le 2e, Pierre m’annonce « je te laisse tout faire, je ne te dis rien ». En fait si, il a dit quelque chose, mais trop tard. On avait déjà frôlé un plot limitant le côté gauche de la piste, et on était déjà en l’air. Moi, j’attendais qu’il me dise « Arrête » pour arrêter, normal …

Petit coup de roller coaster et il m’explique que j’ai regardé là où il ne fallait pas, c'est-à-dire la barre alors que j’aurai dû regarder au loin , devant moi « comme en voiture ». D’accord, je bloque mon cerveau sur cette information, surtout ne pas se laisser déconcentrer, je sais le faire au boulot, je peux le faire là. Et puis, je veux y arriver.

Et c’est au 3e décollage que j’entends mon instructeur me dire « Mais c’est très bien çà ! ». Mon Dieu, il vient de me féliciter là ! Pas qu’il ne le fasse jamais, mais là, çà a l’air si spontané, que j’en soupire d’aise. Bon, je dérive un peu vers les hangars, mais je me sors surtout de ces fichues rafales. Ca va, c’est bien, je suis contente, je suis bien.

Au 4e, je ne regarde même plus les hangars, et le 5e se fait sur la piste avion, beaucoup plus large avec un marquage au sol beaucoup moins visible que les plots de la piste ULM. C’est bon, je sais décoller, j’ai compris le principe, je ne pense pas l’oublier.

Mais quand on est en l’air, il faut à un moment donné redescendre. Il va donc falloir qu’un jour, on passe à l’atterrissage. Je pense que ce sera aussi un grand moment !

Cela fait 2 mois pile poil que j’ai commencé mon apprentissage, j’ai dépassé les 5h de vol (des clopinettes, je sais mais quand même) et eu 10 cours ; je sais rouler, décoller, virer. Ce n’est pas trop mal …la suite peut-être lundi, sauf si Mistral.

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