12e cours « J’ai une surprise pour toi »

Publié le par vero-vole

Il fait doux, beaucoup trop pour la saison. Mais chez nous, c’est pour une bonne raison : il y a du vent. Et des rafales jusqu’à 70 km/h. Dans ce cas, on ne se pose pas vraiment de question. Résultat : 3 cours d’annulés, plus un autre parce que l’hélice du Tanarg montre de sérieux signes d’usure.

Par contre, ce matin, tout va bien : il fait 10 degrés à 10h, il y a des nuages mais très hauts et à peine 10 à 15 Km de GTE-001.jpgvent. Ca promet une bonne balade.

C’est sans compter sur la surprise que m’annonce Pierre dès mon arrivée : « Tu vois l’engin jaune et rouge ? C’est ta machine aujourd’hui ».

Même si on en avait parlé, je n’avais pas pensé que ce serait l’exercice du jour. Près des hangars m’attend un beau GTE. Sur le coup, pas de grosse inquiétude, après tout, c’est exactement le même principe, c’est un pendulaire. Seuls le tableau de bord et quelques commandes me perturbent. Mais là, pas besoin de déplacer le palonnier pour le mettre à ma taille ; on est tous « logés » à la même enseigne, assis comme sur une chaise et non plus affalé sur un canapé. Seul petit soucis, l’angle entre le pied et le mollet est plus difficile à maintenir pour quelqu’un qui a les tendons courts, comme moi…

Pierre m’annonce qu’il n’a pas de commande au pied, je suis donc presque seule maîtresse des gaz. Heureusement, il y a la manette de gaz à main, elle a été la bienvenue.

Le décollage « décoiffe » plus, on monte plus vite, mais surtout, je m’angoisse en voyant l’ULM déporter sur la gauche. J’apprendrai plus tard que ce n’était pas ma faute, mais celle de l’aile. Ouf, je sais donc décoller sur une machine « inconnue », je maîtrise le principe.

GTE-005.jpgIl faut ensuite que je vole en palier, donc à la même altitude (là 1500 pieds, soit 1250 au dessus du sol, environ 420 mètres) en jouant sur les gaz et donc sur cette fameuse pédale. Je découvre que ce n’est pas plus compliqué que de changer de voiture, quand on a compris comment faire, on arrive vite à s’adapter. Le plus compliqué a peut-être été de maintenir l’altitude, et donc maintenir les gaz, en faisant des virages et des tours complets.

Je suis contente de moi, çà va à peu près. Cependant, j’ai quand même quelques appréhensions : il n’y a pas le carénage si confortable auquel je m’étais habituée. Ce carénage qui non seulement protège un peu du froid et du vent. Mais qui également, donne une certaine sensation de sécurité. Cette sensation, dont l’absence me trouble dès le décollage, me manque cruellement au moment où Pierre me dit « Lâche tout, arrête les gaz ». Dans ma tête (je me demande si je ne l’ai pas dit tout haut), je lui répond « Non », même si je sais pertinemment qu’il sait ce qu’il fait. Va falloir que je me maîtrise, car il y a de fortes chances que je ne puisse plus tard voler que sur des pendulaires de ce type.

Sinon, je n’ai pas senti de grosses différences de poids, mais j’ai trouvé le GTE bien plus maniable que le Tanarg.

Par contre, grosse différence, et ce en l’absence toujours de ce fameux carénage : je n’ai jamais eu aussi froid, même en volant avec 5° au sol.

Demain, je devrais avoir mon 13e cours, sur la même machine. Je vais prévoir le pantalon de ski et les gants en soie, pas question de renouveler l’expérience dans les mêmes conditions. On va mettre toutes les chances de "mon"côté, pas folle la guêpe.

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écureuil bleu 15/02/2012 22:45


Bonsoir Vero. je suis tombée par hasard sur ton survol du Bassin en ULM. J'ai reçu un bon pour un baptême en ULM au dessus du Bassin à Noël. Je compte le faire au printemps. Je reviendrai me
renseigner ici. Véro vole c'est joli !


Brigitte

vero-vole 21/02/2012 19:38



Bonjour Brigitte


vous allez vous régaler ! Pensez à prendre votre appareil photo, avec bandoulière pour le pas le perdre. Et mitraillez ....!