13e cours : apprendre à regarder les oiseaux

Publié le par vero-vole

IMG_1216.jpgJe n’ai pas pu voler depuis le 26 janvier, soit depuis plus de 3 semaines. Non seulement, il y a eu du vent, plus un paquet de neige, un froid sibérien, mais j’ai également trouvé un job d’un mois à plein temps. Impossible de voler hors des week-ends, et encore faut-il que la météo le permette.

Or c’est le 1er week-end depuis un mois où il y a un beau soleil et aucun vent C’est donc la foule des grands jours, le parking avion est plein, il y a même un voltigeur dans les airs.

Les messages radios ne cessent pas, çà hurle dans mes oreilles. Cela me perturbe, je n’entend pas mon instructeur et vice et versa. A tel point que je n’arrive pas à me concentrer tandis que je teste le double allumage des bougies. Je dois m’y reprendre à 3 fois, çà commence mal ! Il faut que je me détende, le cours ne fait que commencer et le truc le plus simple à faire me perturbe, çà promet !

Au programme, l’approche et la finale. Mon premier décollage se passe bien (je n’en ferai que 2), mais je monte un peu trop. Derrière nous, mais bien en dessous, un autogyre rouge qui ne semble pas nous avoir vu, et surtout se rendre compte de ce qu’on fait. On est trop haut pour qu’il sache qu’on fait des tours de piste. Il nous coupe la route, va se poser devant nous, pour nous coupe une 2e fois la route, cette fois-ci la piste alors qu’on fait un passage en rase motte sans se Autogyre-003.jpgposer.

Il faut donc que j’évite d’aller trop haut pour ce tour de piste, pas plus de 700 pieds (environ 150 m au dessus du sol) pour qu’on sache ce que je fais. En même temps, l’autogyre n’a pour sa part pas été assez vigilent. « Voir et être vu ».

Il me faut donc viser la piste pour la finale, qui sera soit longue soit courte au gré de nos passages et des choix de mon instructeur. Sur le papier, cela semble facile de viser une bande de bitume. C’est sans compter sur les masses d’air qu’on croise et que je devrais pouvoir repérer en regardant les vols planés des oiseaux.  Je dis « devrais » parce que, si je les vois, je ne me concentre pas du tout sur ce qu’ils font. Encore un truc auquel il faut penser ... regarder les oiseaux ! 

Ce n’est donc pas si simple, moi qui ai hâte d’apprendre l’atterrissage, il va falloir que je m’entraîne à bien viser. J’ai également compris le principe. Il ne suffit plus qu’à l’appliquer …mais le vent ne joue pas sa partie. Le vol de dimanche est annulé, pas de cours avant au moins 3 semaines en raison de vacances des uns, ou mariage pour les autres. Je vais avoir du temps pour apprendre la réglementation …le nez dans le bouquin, moi qui aurais préféré qu’il soit en l’air …

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Vik 02/04/2012 23:38


Bravo pour ce blog et pour cet enthousiasme !


c'est une bonne idée que de raconter les cours un par un, on y est un peu avec vous !


j'ai été breveté multi-axe à Eyguières il y a deux ans et ce qu'il y a de certain c'est que ces conditions climatiques (vent, presence des alpilles à côté) est très formateur. Si cela est
frustrant pour prendre voler de façon régulière en apprentissage, Si vous volez sur Eyguières, vous serez très à l'aise pour voler ailleurs (au moins dans 90 % des cas, on va dire :o) )


bonne continuation, en attendant le lacher (qui sera un jour dont vous vous souviendrez toujours)