14e cours : « On va se faire plaisir »

Publié le par vero-vole

7 mois, c’est long, très long. Assez en tous cas pour envisager de laisser tomber. Juste un petit pincement au cœur en regardant les reportages avec vues aériennes.

Pourtant je voulais arriver au moins à mes 10h de vol. Par principe. Je n’en avais fait que 7,5.

 

Et puis il y a eu cette rencontre à Orange avec les membres du Comité d’ULM  Paca. Ces gens adorables, prêts à m’aider à arriver au bout de ma formation. Une jolie famille, dont je me suis tout de suite sentie faire partie.

C’était décide, il me suffisait d’envoyer un message à mon instructeur. En insistant juste sur le fait qu’il me fallait au moins 2 cours sur un week-end pour reprendre la main …et la confiance.

 

Ce matin, j’y suis allée comme mécaniquement. Ne pas réfléchir pour ne pas reculer.

Arrivée à l’aérodrome,  j’ai mis 5 mn avant d’entrer dans le club. « Après tout, je fais peut-être une bêtise. A quoi cela sert ? J’ai tout perdu, je ne sais plus rien ».

Mes révisions d’hier soir ne m’ont pas aidée, et plus particulièrement la relecture de mon blog. J’en étais déjà là ? Où est passé tout ce que j’ai appris ? Incapable de me rappeler du nom des phases du tour de piste et encore moins de la lecture du manche à air.

Mais après tout, puisque j’étais arrivée jusque là, autant aller dire que je ne suis pas prête. Ne pas leur faire perdre leur temps.

« Qu’est-ce qui ne va pas ? » « Heu, ben, en fait … » « T’inquiète, on va se faire plaisir, on va y aller doucement, je ferai les décollages et atterrissages ». Quelle sensation de légèreté tout à coup ! C’était donc çà : devoir reprendre où j’en étais, décoller seule.

 

En fait, j’ai décollé sans aide, pas au premier départ.  Mais, après un premier tour, on a posé et j’ai repris la main. Seule. Comme une grande. Comme si c’était hier.

Je n’ai rien oublié, c’est revenu, tout seul, comme çà. Comme le vélo. L’aile m’a semblée légère malgré le vent changeant. Et j’ai presque réussi à m’aligner correctement sur la piste. Je n’en reviens toujours pas.

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En l’air, nous sommes monté à plus de 2000 pieds, pour passer au dessus de la « montagne », route que je n’avais jusqu’alors jamais empruntée. C’était magique de passer au dessus de ses rochers, j’étais si à l’aise que pour une fois, j’ai vraiment profité du moment.

A tel point que quand il a fallu retrouver la piste, j’étais perdue. Elle n’était pas derrière comme je le pensais. Là, il m’a fallu un peu de temps pour me situer, et retrouver le sud avec derrière moi un instructeur tout content d’avoir réussi à me perdre.

 

Alors tout va bien ? Pas tout à fait. Pierre s’interroge « Bon alors, quand te fait-on passer le théorique ? Tiens en décembre » Argh, non, pas vraiment. Il va me falloir plus de temps. On verra en févier, ce sera moins de pression. Chaque chose en son temps. Qui va piano …

 

J’ai aussi appris que je n’étais plus seule. Une autre femme vient de débuter son apprentissage. Ca va me booster un peu plus. Maintenant, il y a de la « concurrence »  

 

Et tous cas, oui, il y a eu du « plaisir ». Je ne peux pas laisser tomber, c’est impossible maintenant.

C’est trop bien.

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