15e cours : Prendre de la vitesse en vol palier.

Publié le par vero-vole

Après l’expérience d’hier, c’est toute contente que je me suis levée tôt ce dimanche matin.

Peut-être un signe : à mon arrivée à l’aérodrome, Zazie chante dans mon casque « Vue du Ciel ».

 

Le premier décollage a été une belle catastrophe. L’élève précédent étant plus petit que moi, le palonnier avait été mis un cran en moins que ce dont j’avais l’habitude. Le test, proposé par Pierre, s’est avéré une erreur : trop pliée, j’étais incapable de gérer mes pédales et on a failli finir sur l’herbe. Mais l’Ulm a quand même voulu décoller et en un coup de roller coaster, on est rentrés remettre les choses à ma taille.

 

images.jpgAu 2e coup, çà allait mieux mais pas encore très d’équerre, mon décollage.  Un peu trop de vent de travers, çà n’aide pas vraiment.

 

Arrivés à une altitude 2000 pieds, Pierre me demande comment faire pour prendre de la vitesse en restant à la même altitude et dans la même direction (vol  en palier). « Ben, on met les gaz » …J’ai juste oublié qu’en faisant cela, on monte, on ne reste pas à la même altitude, que nenni.

 

Le grand jeu du jour a donc été d’appuyer sur les gaz puis de tirer la barre pour éviter de monter. Dans ce sens, j’ai vite pris le coup. Par contre, dans l’autre sens (décélérer sans perdre d’altitude), çà a pris plus de temps.

Toujours cette peur de lâcher la pédale de gaz et qu’on tombe.

En fait, sur le papier c’est simple : accélération, on met les gaz on tire la barre et on tient. Décélération, on réduit les gaz d’un coup et on pousse la barre tranquillement (et pas d'un coup !)

Je pense qu’après, c’est plus une question de sensations ; comme en voiture quand on sait parfaitement gérer son freinage, ni trop ni pas assez, juste assez pour s’arrêter à temps sans caler.

Ca viendra. Comme le reste.

Il est sûr que j’ai été légèrement aidée par le maintien de l’altitude palier grâce à l’utilisation de la manette de gaz. La prochaine étape, il faudra que je fasse tout au pied …va falloir le jouer en finesse.

 

Au retour, je demande à Pierre si la nouvelle élève a déjà volé. Mon idée est de ne pas me trouver seule face à la problématique « théorique ». Autant qu’on essaye de bosser ensemble, ce sera sûrement plus facile.

 

Aujourd’hui, j’en suis à 9h de vol. J’en prendrais autant qu’il faudra. Je ne pense pas que les 15h imaginées au départ suffiront. Surtout, je n’oublie pas que j’ai refusé de passer mon permis à seulement 20h de conduite, je voulais être parfaitement sûre de moi et à l’aise. Et je l’ai eu, du 1er coup, sans créneau, ni autoroute, ni rien. Cà valait donc la peine.

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