7e cours : « Mets les gaz, c’est toi qui décolle »

Publié le par vero-vole

dec-2011.jpgDéjà 10 jours que je n’ai pas quitté le sol et que çà commence à me manquer. Je suis très curieuse de ce que Pierre va me faire découvrir.

En arrivant, j’apprends avec beaucoup de plaisir qu’un de mes copains élève pilote vient d’avoir son brevet. Donc, on peut y arriver …mais lui a quand même plus d’heures de vol que moi.

A part avoir mal regardé la jauge de carburant (erreur de 28 litres, rien que çà ! Pourtant, j’avais regardé 3 fois), la pré-vol et les actions vitales se passent bien. Vent de Nord-Nord/Est environ 10 nœuds, quelques nuages que je ne connais pas encore, qui annoncent des plus gros au loin, mais cela ne semble pas gêner notre vol.

On se présente sur la piste ULM 34 et là, Pierre m’annonce : « C’est toi qui va mettre les gaz pour décoller. Tu as 4 secondes pour les mettre à fond ».

ARGH, celle-là, je ne l’attendais pas. Pas seulement parce que j’aime bien ce confort de ne rien avoir à faire pendant cette phase et pouvoir profiter du moment. Mais surtout parce que c’était un peu mon angoisse, devoir moi-même utiliser la pédale des gaz en dehors du roulage (que je maîtrise encore assez timidement). Mettre les gaz, cela veut dire appuyer sur la pointe de la pédale de droite… sans oublier d’équilibrer la trajectoire en appuyant en même temps sur le talon gauche (sachant que les talons servent à diriger la roue avant) !

Exactement ce que je ne fait pas. Voyant l’ULM se déporter sur la gauche, je me concentre pour recentrer l’appareil sur le milieu de la piste et du coup, je lâche la pédale de droite. Et plouf, plus de gaz. Le problème, c’est qu’à ce jeu là, on arrive vite au bout de la piste sans avoir pris 1 cm d’altitude.

Je suis assez furieuse contre moi. Il faut que je me concentre, après tout, si je n’arrive pas à décoller, jamais je ne volerai. palonnier.jpg

Retour à la case départ, cette fois-ci, je ne m’occupe que de mes pieds et j’appuie comme une malade, pointe droite, talon gauche. Je ne veux pas refaire un 2e tour gratuit sans décoller. D’autant que vu le monde le dimanche, non seulement, il y a des avions dans tous les sens qui se posent, décollent et donc peuvent attendre à cause de moi. Mais en plus, j’ai un peu la « honte », moi qui ne veux pas me faire remarquer.

Et je ne sais si c’est la honte, la peur de gêner ou l’envie d’y arriver, mais 2e essai et çà marche !

Je passe sur le fait que j’ai encore du mal à aligner la piste comme il faut pour atterrir et que je vire un peu tôt (je sais que c’est un coup à prendre). J’ai donc réussi à décoller 2 fois de suite et je suis assez contente de moi, même si ce n’est peut-être pas encore très « propre ».

J’avance, j’avance. Mardi, 8e cours. Ca va être quoi ma surprise cette fois-ci ?

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