8e cours : on a crevé !

Publié le par vero-vole

Aujourd’hui, le cours a été avancé d’une heure. L’élève précédent aurait-il eu peur en voyant le thermomètre trop proche de 0 ? En tous cas, il faisait à peine 5° au sol, presque négatif en l’air. C’est là où je me suis dit qu’il fallait vraiment que j’envisage de me trouver une combinaison de vol. Mais pour l’instant je n’en ai trouvées que des moches (rester élégante en n’importe quelle occasion !). Pierre quant à lui est paré : blouson chauffant de motard, bizarre avec ces fils qui sortent mais sûrement efficace, pour un instructeur !

On part vers la piste, étude de la visibilité. J’ai donc retenu que si la visibilité est limitée à 3 km, il y a de la brume. A 1 km, c’est du brouillard. Heureusement, le bout du terrain est à 1 km, la colline à 5, ce qui permet de mieux estimer les distances.

Le ciel est couvert, vent au sol de 10/15 nœuds. Mais comme on va faire « les pieds », cela devrait aller.

« Les pieds » ? C’était donc çà la surprise du jour ? Je mets les gaz pour décoller, pas de déportation à gauche comme dimanche, je commence à maîtriser un peu plus.

Et là, Pierre me demande de continuer à appuyer à fond sur les gaz. C’est à moi de faire monter la bête. J’apprends à maîtriser l’altitude avec mon pied, ce qui est assez étrange au début. Mais ma crainte de pousser trop fort et trop brusquement disparaît. La souplesse se fait assez facilement.

J’ai plus de mal à visualiser grâce à l’horizon si je monte ou pas. Je triche un peu en jetant un œil régulièrement sur l’altimètre. novembre-2011-8002.jpg

Puis il faut virer, tout en gardant la même pression sur la pédale. Je ne suis pas stressée, je suis persuadée que Pierre gère derrière avec ses doubles pédales. Alors, çà « glisse » tout seul. Puis on doit redescendre pour aligner la piste. J’ai plus de mal à lâcher la pression des gaz, Pierre lui s’occupe de diriger l’ULM.

« On va refaire un décollage ». On pose les roues, mais tout à coup le pendulaire commence à virer à droite. « Lâche le frein » m’ordonne Pierre. « Mais je ne touche pas au frein ! ». « Bon, ben on a crevé ! ». Je crois d’abord à une blague, je n’ai rien entendu de spécial, qu’est-ce qui lui fait dire çà ? C’est tandis que l’on pousse à pied le tanarg (qui pèse son poids, surtout à plat) qu’il m’explique que si ce n’est pas du à une action du frein, si on se déporte, c’est parce qu’un pneu est à plat.

En fait, c’était plutôt çà la surprise du jour : cours écourté pour raison de crevaison !

On ne m’avait jamais fait le coup de la panne, mais là, le coup du pneu crevé, c’est quand même pas mal trouvé !

Prochain rendez-vous : jeudi. Les roues seront changées, j’espère pouvoir faire plusieurs tours cette fois-ci !

Parce qu’au débrief, Pierre m’apprend que c’est moi qui ait piloté seule pendant 80% du temps, et je ne m’en suis même pas rendue compte ! Alors il a intérêt à faire beau, sinon, quelle frustration !

Commenter cet article