9e cours : Après les pieds, les bras

Publié le par vero-vole

J’aurais du me méfier quand, arrivée près de l’aérodrome, j’ai vu un avion se poser en me passant juste au dessus, en provenance de l’Est. J’aurais dû encore plus me méfier quand j’ai vu que la manche à air n’était pas dans le même sens que d’habitude. Le vent ne venait donc pas du nord mais de l’ouest, et j’ai à peine tiqué. Peut-être aurais-je du prendre mes jambes à mon coup et me faire porter pâle, mais c’était déjà trop tard.

Et puis, pour couronner le tout, Pierre m’annonce « Maintenant qu’on a fait les pieds, on va faire les bras ». Ah, bon, d’accord, mais pourquoi donc ?

Parce que je découvre que pour décoller, il ne suffit pas d’appuyer comme une malade sur le « champignon » (entendons par là, sur la pédale de gaz), il faut aussi pousser la barre de contrôle.

Je ne suis déjà pas trop calée pour faire un décollage dans les règles (et en ligne droite) si en plus je dois me préoccuper de l’aile !

ulm-279.jpgCa n’a pas loupé. Le principe aurait voulu que, dans les 4 secondes imparties pour que la puissance du moteur permette à l’ULM de décoller - et donc que j’appuie sur la pédale de droite tout poussant sur la gauche pour éviter la déportation - je pousse en même temps l’aile sur 4 temps. Puis que je la laisse revenir toute seule.

Il a donc fallu qu’au 4e essai, Pierre m’accorde le droit de garder la barre poussée à fond, pour que finalement je fasse un décollage à peu près correct. Enfin, selon l’avis avisé de mon instructeur. Moi, personnellement, je me suis trouvée assez nulle. Je sais que çà viendra avec le temps et l’expérience, après tout j’arrive bien à conduire avec les pieds et les mains dissociées.

Pour couronner le tout, il y avait ce sacré vent d’ouest. Pas facile dans ces conditions de décoller droit, de tenir l’aile, de redresser correctement et puis de s’aligner sur la piste avec vent de côté.

Je ne suis pas sûre d’avoir fait autant de choses que lors du cours précédent, Pierre a pris souvent les choses en main. Tout en me disant « Tu es détendue, là, hein ?». Du moment que lui l’est, c’est le principal !

Je ne suis pas persuadée aimer voler avec autant de vent, je sais que certains adorent, pour moi, c'est un peu limite. Quoiqu'avec le temps, on peut changer d'avis.

La suite demain, si la météo le veut bien. En espérant que le vent se sera un petit peu calmé...juste un petit peu, ce serait bien.

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