Cinquième cours : «nous survolons quelques turbulences»

Publié le par vero-vole

Hier, cours annulé. Pas à cause du temps, pour une fois. Mais pour raison d’entretien des pistes ; je serais bien venue aider mais sincèrement, je pense que j’aurais plus gêné qu’autre chose. J’ai peut-être loupé l’occasion  de connaître d’autres pilotes mais j’aurais sûrement été la seule femme, et du coup, pas très à l’aise. Il va quand même falloir que j’arrive à me meler aux autres, à ne plus faire ma timide (car je suis une grande timide) et  arrêter de penser que je ne suis pas à ma place. Pourtant, j'ai toujours été très bien accueillie, tout le monde est très gentil avec moi. J’espère qu’avec quelques heures de plus de vol, je me sentirai plus à l'aise et que je prendrai assez d'assurance pour me "fondre dans la masse".

 

4e-cours.JPGCe matin, la décision de voler a été prise très tard, soit à 8h pour un cours à 9h car il fallait vérifier que les nuages annoncés n’étaient pas trop dangereux pour une novice (j’en connais qui adorent çà, mais çà reste entre nous !).

Il faut savoir que mon CDD s’est achevé mardi soir, j’ai donc un peu de temps pour moi, tout en cherchant un nouveau poste.  C’était la première fois que j’allais à l’aérodrome en semaine, et je peux vous dire que c’est tranquille. Tellement tranquille que certains engins ne prennent même plus la peine de dire à la radio de quelle direction ils viennent !

Pendant la visite de pré-vol, je prends soin de jeter un œil sur ces fameux nuages. Pierre avait insisté au cours précédent sur le fait que la décision de voler devait aussi venir de moi et que je devais apprendre à lire dans le ciel . Dont acte : vent au sol de nord-est , environ 10 nœuds (bien retenue, la leçon sur les bandes gonflées ou pas de la manche à air) mais au dessus, de grands nuages (que je n’ai pas encore appris à nommer, mais patience et longueur de temps, patati patata ….) venant du sud.

 

Pierre ne semble pas inquiet mais prévient que çà va bouger et qu’on verrait en l’air ce que l’on fait.

On décolle (YOUHOU), et on monte assez pour passer les premières turbulences. L’exercice du jour est de tourner pour arriver pile sur une ligne droite et la suivre, selon des repères rectilignes au sol (ce sera, pour nous, les haies entre les champs). A 1500 pieds*, c’était encore assez facile.

Mais il a fallu descendre, cette fois-ci pour viser la piste 34 (je sais maintenant à quoi ce chiffre correspond, j’avais révisé) et suivre le multiaxe de Georges (instructeur de …multiaxe). Et là, c’est beaucoup moins simple car on est « un peu » bousculés.

Ce n’est franchement pas agréable mais je n’ai pas eu peur. En fait, je n’ai plus jamais peur, même quand on « pique ». Je suis d’une confiance absolue qui en désarmerait plus d’un, ce qui n’est pour l’instant pas un mal tant que je ne suis pas seule à bord.

Le cours de demain n’aura pas lieu, il pleut.enfant ulm

Rendez-vous lundi et mardi à 11h avec l’impression de la carte VAC de l’aérodrome, je sens qu’on va étudier l’approche …. Ou la sécurité …ou, ben je n’en sais trop rien, on verra bien.

En partant, je croise un élève rencontré grâce au forum des DPM. Je lui annonce les turbulences, il est ravi. Je n’ai toujours pas compris pourquoi, mais je ne peux m’empêcher de penser (et dire) que ces penduleux sont bien tous de grands enfants.

 

*je crois bien avoir vu qu’on était à peu près à cette altitude, par rapport à la mer, soit par rapport au sol à 1250 pieds (environ 380 m ,YOUHOUHOU), mais je n’en suis pas sûre. Il va falloir que je me concentre et que je regarde un peu plus mon tableau de bord, enfin, quand on ne m’intime pas l’ordre (gentiment, mais quand même) de regarder devant moi.

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Satanas 02/12/2011 11:43

Excellent !