Quatrième cours : vire vole

Publié le par vero-vole

3 cours d’affilé annulés pour cause de pluie ou de vent, je commençais à trouver le temps long. Mais ce matin, ouf, pasnovembre-2011-002.jpg    trop de vent, pas un nuage. On va pouvoir y aller avec ces fameux virages.

En arrivant à l’aérodrome, petite surprise, j’ai le plaisir de rencontrer 2 élèves «penduleux» avec lesquels je discute sur le forum des DPM. Pas de chance pour eux, ils sont chargés de mettre le palonnier à ma taille. C’est là où je me rends compte que je n’arriverai pas à tout gérer toute seule, il faut quand même un minimum de force, même si ce n’est QUE pour régler les pédales !

Eux sont beaucoup plus avancés que moi, ils espèrent être « lâchés » aujourd’hui. On les sent bouillonnant. Et moi, je suis un peu jalouse, il faut le reconnaître quand même.


Le début du cours se passe à peu près bien, je n’oublie ni d’attacher mon casque, ni de trouver le sens du vent (en trichant puisque  la 1e chose que j’ai cherchée en arrivant en voiture, c’est la fameuse manche à air).

Et là, Pierre me demande « et il souffle à quelle vitesse le vent qui vient du Nord Est ? ». Je ne m’y attendais pas à celle-là. Non seulement je n’en sais rien, mais je ne sais pas non plus comment je pourrai trouver la réponse. Il y a un truc, oui mais lequel ? C’est vrai que je ne connais pas par cœur mon manuel (et puis il y a tellement de choses à apprendre), et je dois avouer, gênée,  mon ignorance. Je découvre alors que les rayures de la manche à air servent vraiment à quelque chose et pas à faire joli, ou à être visibles de loin comme je le pensais !

Puis on décolle. Cette fois-ci, j’en profite vraiment car je sais que c’est le seul moment, avec l’atterrissage, où je n’ai rien à faire, où je peux me détendre et regarder autour sans être concentrée. Je ne sais pas si Pierre s’en est rendu compte, mais j’ai eu un vrai frisson de plaisir. Si je n’avais pas eu peur de lui casser les oreilles, je crois que j’aurais bien crié un coup !


Alors, les virages : après démonstration-explication, c’est à mon tour. C’était bien la peine que je m’angoisse autant : jehttp://paramoteur.franceserv.com/pendulaire/pendulaire-virage.jpg pensais devoir mettre les gaz  pour tourner (ce que je n’ai jamais fait en vol, sauf par inattention). Ces gaz n’ont pas besoin de moi, il y a une sorte de régulateur de vitesse à main, on pousse et on ne fait plus rien.

Après tout est question de méthode et de « doigté » : on regarde derrière pour voir si aucun danger, on commence à incliner sa voile en vérifiant qu’on est toujours d’équerre et on regarde droit devant en vérifiant son inclinaison grâce à un point de repère virtuel sur le tube avant. Et surtout, on évite de regarder en bas vers où on tourne. Puis on redresse quand la direction ciblée est presque atteinte.

Voilà, je sais tourner. Il va quand même falloir que je m’entraîne pour bien me mettre dans l’axe espéré, j’ai peut-être encore tendance à redresser trop tôt.


Cette semaine va être une « grande semaine », mon CDD s’achève mardi soir (çà, c’est le moins sympa dans l’affaire), j’aurai donc beaucoup plus de temps.  3 cours sont programmés, 3 jours d’affilés, çà va dépoter ! Mais ce sera aussi la surprise, j’ai juste oublié de demander ce qu’on allait faire la prochaine fois. Pas grave, il faut savoir vivre dangereusement !

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Satanas 30/11/2011 18:22

A mon humble avis, le prochain cours se sera : virages, et celui d'après, je pense que se sera : virages, et surement encore celui d'après !.... Courage, c'est le plus marrant les virages, le reste
du temps y'a pas grand chose à faire !
(Si ce n'est attérrir !... mais ça c'est le meilleur : i le garde pour la fin !! ;o)